Category: agriculture féministe

Coulée.

mila coulée

Mila
à 5 du mat depuis 10 ans remplit le vide des étagères de notre société pathogène.
Rayonnant.

elle secoue sa mèche sur le côté. et, ranger les choses de la vie.
Courante.
bien ranger. bien trier. presque par couleur.
Courante, la diarrhée. les choses de la vie chinoise et les packagings vides.
Rayonnant.
le packaging vide.

elle a la vie inter. au bord de la nationale. le marché. couvert de sa capote tôle ondulée.
le monde à la queue leu leu. bien rangé, bien trié.
Vibrant.
le passage à la caisse.

le vide. sur les étagères. dès 5 du mat.
secouer la mèche.

elle est sur le marché. des célibataires. avec enfants.
elle a un cul. un petit cul. de celle qui déprime de s’être fait plaquer. de celle qu’a perdu. de celle qu’a perdu 10 kg, plaquée au bord de la nace. de celle qui court en rond carré dans le parcours rayonné d’une vie coulée.

elle a un cul. un petit cul. c’est son allié préféré.
“J’ai pas froid aux yeux quand il s’agit de sexe”.
elle a pas froid au cul, tout le monde le sent, elle sent le cul qui suinte dans le jean collé et quand on a fini de faire tourner la raclette, dans son salon sans livre elle frotte son sexe contre sa barre de pole dance et comme la lampe du génie, elle raconte qui elle a baisé et qui elle va se faire. et dans l’odeur du fromage fondu, le bruit du lave-vaisselle, apparaissent dans la fumée des clopes sur clopes ses plans cul bien rangés, bien triés. presque par couleur.
Courante, la diarrhée. ce trou qui se creuse à vouloir se remplir du vide.

-Envoie lui un sms !
-Non, arrête.
-Hihihihi.

secouer la mèche sur le côté.

dans le village, on l’appelle la pouf.

c’est pas gentil.
elle est gentille.

elle parle beaucoup. et avec confidence. elle est gentille. c’est la bonne copine. elle parle beaucoup et dans l’affection clope sur clope. elle gentille et parle de ses problèmes et écoute les affections des autres clopes sur clopes. elle est gentille, secoue sa mèche et par soubresaut le stress dans tous ses muscles bloqués irradie la fumée.
elle est gentille, et sur le marché.

“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle est gentille
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle a un beau sourire
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle est triste
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle a un beau sourire triste qui attire la peine
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle donne envie
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
de la manipuler
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
comme une poupée
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle raconte ses boires et ses déboires
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle se donne en pâture
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle donne tous les outils pour
« Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle est gentille. super triste, super vide, comme un sexe sans fond qui pleure au lieu de mouiller, comme un sexe qui crie “je ne suis rien, remplissez-moi, les hommes, car je ne suis rien. je cours dans les rayons vides, avec des boîtes vides, je coule dans le vide, remplissez mon trou, je coule. qu’une bite sacrée comme la carte bleue fasse vibrer mon cul comme une caisse.”

Dans les rayons, bien ranger, bien trier, les bonnes manières de, secouer la mèche, frotter la barre, envoyer les sms aux plans cul, hihihihi. dans le vide. dans le trou. la diarrhée. Courante. dans les rayons. des barres de pole dance. bien rangés, bien triés, presque par couleurs, les sexes se frottent. dans le vide. coulée.

oui, parce qu’elle est gentille
elle est gentille
elle fait ce qu’on lui dit
“J’ai pas froid aux yeux quand il s’agit de sexe »
et dans ses yeux, on lit son sexe. et dans son sourire, le trou béant de son sexe. et dans son sourire triste, le trou néant de son sexe creusé par le vide
elle est gentille
elle fait ce qu’on lui dit
elle est gentille et ses yeux réchauffés des larmes de vie coulée agitent son sexe
pour le désir des autres
elle est gentille
dans les rayons de l’inter, l’industrie chinoise au cul, elle danse la pole en tête de gondole. elle est gentille
et secouer les packagings vides dans le sens de la mèche.

Oui, parce qu’elle est gentille
elle ferme ses yeux sur ses larmes de vie coulée et ouvre son sexe
et on entend son sexe crier comme un mauvais génie frotté trop fort contre la barre de pole
et on entend son sexe crier dans un son feutré incapable de résonner dans le vide des rayons
et on entend son sexe pleurer
et on ne vient pas l’essuyer
et on vient lui pisser
dessus elle
on vient
la manipuler
comme une poupée
lui faire mal
encore et encore
à elle qui ne dit jamais non
qui est si gentille
clope sur clope
cul sur cul
les yeux pas froids
réchauffés
les pleurs
qui agitent le cul
elle est super triste. elle est super nerveuse. elle est super gentille. elle est super dépendante. et elle se frotte contre la barre. et elle lâche pas la barre. mais elle tient pas la barre. et elle tient pas debout sans la barre. et elle pleure de tout son sexe contre la barre. et la barre tient les rayons. et à tous les rayons des barres. Rayonnant.

Mila, c’est bien ton genre car elle couche avec tout le monde.

Mila, c’est bien ton genre car elle astiquera toujours la barre dans la plus pure tradition esclavagiste.

Mila, c’est bien ton genre car tu ne cherches pas à faire mouiller les sexes mais à les faire pleurer.

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Le placard de tupperware®


ma vie est dans ce placard de tupperware®. je l’ouvre, je suis contente.
je hais ce sentiment. je hais cette sensation d’appartenir à mon placard. ma vie est dans ce placard de tupperware®.
je l’ouvre, je suis contente de ranger efficacement et proprement.
je vais pouvoir tout ranger efficacement et proprement.
la vie est trop simple. je hais ce sentiment. je hais cette sensation d’appartenir à mon placard.
je l’ouvre je suis contente. je suis même contente avant de l’ouvrir. j’arrive vers ce placard et tout va mieux. c’est mon placard à tupperware®. il n’y a pas de danger avec le tupperware®. le bébé peut lui aussi jouer avec le tupperware®. le bébé aime beaucoup, lui aussi, le placard à tupperware®.
le placard à tupperware® me guette. à un moment donné ou à un autre je vais devoir y aller. je vais devoir l’ouvrir pour ranger
par mesure d’hygiène tout bien ranger proprement dans le tupperware®
un truc petit ou gros, long ou fin
j’aurais toujours le bon
toujours le bon tupperware®
je mets le verrou de sécurité sur le placard. pas de bébé pour déranger le placard bien ordonné de tupperware®.
je scelle la crémaillère en plastique autour des boutons du placard. je suis contente tout est bien rangé
je descelle la crémaillère en plastique. je suis contente. je vais pouvoir tout ranger comme il faut. ça va être tout dans la boîte.
bien hermétique
la boîte
ma vie en boîte grâce au tupperware®
tout ranger pour que rien ne suie, pour que rien ne tâche, pour que rien ne change de couleur à l’air libre
tout bien ranger pour sauvegarder son intégrité
pour rester en forme bien droit, bien long, bien serré dans la boîte.
faut pas dépasser
pas dépasser les bornes y en a marre de ranger les tupperware® du bébé partout par terre
tous les petits, les petits tupperware® bien ranger dans le placard.
ma basse-cour dans le clapier
dans mes boîtes, les œufs le soir aller les chercher. je vais aux œufs, je soulève mes boîtes bien rangées.je regarde la voisine par la fenêtre.elle nettoie ses boîtes tupperware® bien propres ses boîtes pour bien tout ranger comme moi dans toutes les familles, les boîtes.les bonnes boîtes les tupperware® dans toutes les familles bien propres, bien rangées
les familles tupperware®. avec les bébés dans le clapier bien rangés. dans les boîtes propres tout ranger comme il faut les bébés et leurs parents.
les familles tupperware®. avec des grands placards, des grands congels, des grands frigos. tout droit tout gelé dedans. bien conserver. les familles tupperware®.

je suis une femme du monde

unefemmedumonde

je suis une femme du monde
du monde
du monde
du monde
du monde
Tu entends les sabots du cheval de trait qui court ?
du mon De du mon De du mon De du mon De

Le cheval de trait s’arrête, la femme du monde descend à terre

je sens la terre grasse
je suis la traînée des vallées et des plateaux
je sens la terre
oui
je me traîne à terre
le parterre du monde
je suis une femme du monde
mon corps résonne le monde
mon souffle puissant résonne tout du monde
je souffle
le monde
je suis

du monde

du monde dans mon corps de femmetout un peuple de mon corps de femmeje suis une femme du monde.