pas d’opinion compassion gratitude bassin genoux chevilles

KFP3-promo-tigress

le mec me dit
en ce moment je suis trop heureux
je sais pas comment c’est possible de kiffer la vie comme ça
là je dis rien
je tombe à l’intérieur de moi-même
sur mes pieds
je siphonne mes racines pour être bien sûr de pas pénétrer le cauchemar du mec
parce que le mec y me dit ça mais
sans amitié
c’est pas pour le partage
la joie
l’échange de bons procédés
non le mec il me regarde même pas et propulse dans l’espace sidéral devant lui tel un empereur
son ego
le mec me dit
moi je suis trop heureux
martiale, je laisse glisser
je m’vois pas me battre sur le territoire du bonheur
ça ferait mauvais genre
je fais le bon genre
bien appris
je ferme ma gueule de femme
j’écoute le grand homme
ou plutôt je n’écoute plus le grand homme
paraît que Napoléon était pas petit en fait
je siphonne mes racines
je reviens aux trucs très présents de l’instant
j’ajuste bassin, genoux, chevilles
rien
y a rien qui me concerne dans ce qu’il dit là
pas d’opinion
rien
tout
éviter
éviter tout
de prendre le truc, de le renvoyer, de jouer à la baballe
rien
je suis vide, mes cellules disparaissent et la lumière me traverse
plus tard, y a un générique d’un seul mot qui apparait pour clôturer la scène
goujat
mais c’était d’avant aussi
de la fois où il voulait un truc à trois avec son pote et leurs femmes endormies à l’étage
Lâche ton porc…humpff…
Humpff
Gaston Lagaffe
Humpff
ouais
même pas dans la motive de lâcher un pet
je veux dire
compassion
compassion pour la vie
la sienne, la mienne, les autres, enfants soldats y compris
poète femme et poète homme
poète femfemme et poète bonhomme
même pas dans la motive de contre attaquer
je me vois pas me battre sur le territoire du bonheur
ça ferait mauvais genre
punaise, y a quand même ce territoire de la tranquillité quoi qu’on en dise
y a quand même ce tiers paysage où on est pépère
avec Gaston et ses chaussons
moi, je suis pas trop heureuse. mon ego, il kiffe pas la vie comme un ouf.
moi, j’arrive pas à prendre le monde dans une seule lancée, dans une seule apnée
chez moi, ça respire, se remplit et se vide.
y a ce truc complexe qui me maltraite un peu
c’est le cap Horn ou le désert de Gobi sur mon plateau jurassique
ça respire dans tous les vents
c’est pas de l’abondance de bonheur, c’est pas aussi évident que ça, y a une profondeur élastique qui fait trampoline et depuis que j’ai accouché c’est vrai que je me pisse dessus que je saute plus pareil que je suis moins moi et plus dans le rien et le grand tout
et puis, moi, y a ce truc qui m’aspire
c’est les autres
j’ai ce truc quand même
et là je peux pas donné tort aux artistes mâles
de me laisser trop aspirer, dévier
et c’est vrai que ça facilite pas la traversée des tempêtes et des déserts
alors compassion et gratitude
ouais
c’est vrai
faut que je sorte faire pisser le chacal
ouais c’est vrai
ça fait pas de mal d’être un peu goujat
un peu perso un peu crado
un peu ado.
ah punaise ce que ça fait du bien
de faire pisser mon chacal là

AaaHH.
punaise
marquer un peu son territoire
virer le delbor du bassin basculé en avant, tout le poids sur les rotules, fémurs et chevilles enroulés où qu’avec un petit tacle par derrière tu te retrouves à genoux à sucer un con

en mode sauvage l’articulation de la hanche en lousdé engagée, les genoux déverrouillés, le poids du corps sur l’extérieur du pied, le gros orteil libéré pour bondir
c’est pas de la figuration, hein.
C’est de la présence
pas d’opinion compassion gratitude bassin genoux chevilles

 

 

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mountain witch’s love

 

 

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in love
psychedelic rock
my mountain
in love
my hair shaking my body

fountain
in love
my wild animals dressing me in queen
in love with the sun o
n the snow
and my mountain
and my mountain
in love
in love
from my lake
i am in love
and swim in
fulness

I am a witch
foxy
beauty
ful
ness

I have nothing else that the power of being me

when i move my pelvis
I belong to me

when I hit the ground
I talk with my spirits

when I song
I talk with my spirits

I am a witch

from my lake
in fulness
with the sun on the snow

I have nothing else that the power of being me
in beauty
I live in beauty
in my moutain
with my wild animals in the vein 

drum roll, guitar solo then fade in and out with bird songs.

the witch is dancing, comme une motarde californienne avec un haut de bikini et pantalon cuir, mais elle a des chaussures de trekking et un pull en laine.

traveling arrière, on passe de la renarde-sirène qui danse en contre jour à un plan large, vue sur l’horizon, les crêtes des montagnes du Jura se découpent nettement par le coucher de soleil très rouge à cause de la neige.

La danse des fleurs est celle des astres.

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Stage intensif de Qi Gong. Travail sur la colonne. “Illuminate your all spine” dit le teacher Xi avec son accent chinois sur une mélodie étirée dans un temps qui n’existe plus. “Back in arched”. Je me sens plante. Va falloir que je m’y habitue. La danse des fleurs est celle des astres, my new research. Thanks Amélie Lavin pour la proposition tremplin. Souvenir du boulot ultra puissant sur la colonne avec la danseuse du paysage / paysagiste de la danse, Christine Quoiraud. De l’échelle “vue sur la montagne” je suis descendue à la dimension “brin d’herbe”. Chacune de mes vertèbres, l’intérieur, je sens l’intérieur de chacune de mes vertèbres, je sens leurs “fibres”, la tête en bas, les bras le long des oreilles je remonte en arc. Gaudi, son architecture basée notamment sur le renversement de structures végétales. Daniel Miracle, pongo una foto de nuestra última instalación en el escritorio de mi ordenador para que no se olvide de venir a verte en Barcelona. Je ne suis plus de chair et d’os mais une plante de fibres et de sève qui fait porter par le vent son mouvement. Mon corps bouge comme une plante. Tout seul. Watcha. Danse butoh mon amour te voilà. Camille Mutel, loin, loin dans le temps ce stage profond écrit dans … l’os. Encore et encore, je deviens plante autrement. “Move your all body naturally.” Debout les pieds joints, les bras le long des oreilles, j’ondule. Dans le vent. De la salle. Tu le sens le champ de Qi ? J’ondule, naturellement, comme une plante. Je suis naturellement une plante. De ma nature profonde, une plante. Ondule.
And then the dragon head. I move my head from left to right in arch and see a happy dragon mask drawing a garland of stars. Each star is a vertebrate. The garland is flowing. Horizontally, my vertebrate constellation dance. The dragon is joking gently. I thing to Wen Chin Fu and her lighted spine costume. I think to you Wen Chin. Now I understand your equable smile.
Je regarde ton sourire immense Gaelle Enchemin, celui que les Rita ont chanté pour Marcia. Heureusement, on n’est pas tous chinois.

Position du lotus. On arrête la récré pour être dans le vide non vide. “Go back home” Je me vois de haut tourner sur moi-même. La danse des astres, un présent de Raji Chorésophe. Damned, je veux contrôler le film, choisir le décor et la mise en scène, l’écran disparaît. Zut. “No judgment, don’t mind”. “don’t mind, don’t mind”, l’a pas fait la fac de philo en France, teacher Xi, les bouffées de chaleur avec Descartes tellement c’est fort le mental qu’on peut en créer du sentiment. Je travaille le judgement et le mind, ça occupe.

Et le son dans tout ça. Concert d’improvisation, featuring da présent. Synchronicité. Les oiseaux, la pluie, les avions. Tout fait sens. Tout est un.
Et le soleil à travers la vitre. Sa respiration, caresse de l’intérieur.
Et les mouches. Et la guêpe fatiguée, fatiguée…
Et mes pets silencieux mais puissants qui me donnent le sourire jusqu’aux oreilles et me font tenir la pose de l’arbre pendant une heure. Ah, l’ouverture de l’articulation sacro-iliaque !

Je rentre à la maison. Le maraîcher bio a fini sa méditation vipassana. Je lui dis : “Aujourd’hui encore je me suis transformée en plante”. Il me répond : ” Notre corps éthérique est végétal. Toutes les nuits nous sommes dans un état végétatif ” et va pisser. Y a bien que pour me taper du tabac à inhaler qu’il est pas détaché.

J’ai bien peur sans avoir peur, Antoine Boute que ma révolution bio ne soit pas hardcore. Faut pas pousser sur le foie. Équanimité oblige.
Liberté et responsabilité. C’est l’anarchie la vraie, celle où t’es pas bourré. Méfie-toi de ce que tu veux tu vas finir par l’avoir. Ma vie de moine dans le monastère du XIIe. Toujours plus loin dans l’ascèse. Malgré moi. Sans moi. Elle s’installe cette frugalité. Cette île qui se replie et déploie comme les ailes de la buse. Les milans royaux sont partis là. Sont super discrets en tout cas.

Tambour dans ma hutte à sudation, merci encore Hoka Cg. Dans le jardin où qu’les moines étaient enterrés – j’avais oublié ce détail, Hoka. Mes animaux de force me sautent dessus tous fous de me voir briller comme ça. Coûtent moins cher en vétérinaire ceux-là, ma tendre Iris Leroyer. On danse en file indienne autour de la hutte. La célébration. L’homme, l’animal de la célébration. Les insectes s’excitent, les oiseaux arrivent de partout. Même l’arbre d’à côté chante, son cuic de grandes branches souples dans le vent.

Puis, je monte taffer au bureau, l’ordi, les téléphones, fixe et mobile, l’internet, mon compte facebook. Christophe Monterlos me demande si j’avance sur le texte. Je lui réponds que je suis à fond. Dans mon monastère, loin de tout, loin de tous, j’écris. Tranquille, à fond. Sans rire, rire.

eden garden

vuechatillon
planter 37 patates mais s’extasier surtout du coin des simples, de sa collection de sorcière.
bêcher, comme on casse un mur. frénétiquement, en rythme.
fini le dance floor, mama marge, fini les grands voyages en Afrique et la pression exacerbée dans les veines.
hello eden garden, la bêche à la main, la transe de la terre calme, loin de la rumba de l’équateur mais dans la brume de la vieille et petite montagne.
sourire devant les salades et fraisiers.
eden garden
les mains dans la boue
fini les illusions de carrière
art contemporain, galery et solo show
what’s the fuck !
les mains dans la boue
je ne comprends plus rien
d’autre
je prends racine
la vie à l’endroit.
rock n’ roll
aussi
grave
avec l’accent fort
mais la subtilité
la subtilité
du cœur
du cœur meuble
c’est mon cœur que je bêche
que je rends meuble
et les plantes me parlent
je ferme les yeux, les cloques dans les mains elle m’apparaissent
avant de dormir, viennent me border
d’amitié les plantes
me disent
regarde comme on pousse et tu pousses avec nous
c’est là que ça se passe
c’est là la vie
et les milans royaux dans les courants chauds
regarde comme on vole, tu vole avec nous
et je
et je
et je
devient rien
et j’oublie je
je deviens autre
et je deviens moi
c’est là que ça se passe
c’est là la vie
eden garden
le tout petit bout de terrain
avec l’accent fort
mais la subtilité
la subtilité
du cœur
du cœur meuble
c’est mon cœur que je bêche
que je rends meuble
et les plantes me poussent
et les rapaces me volent
et c’est pas tranquille la vie à la campagne
et c’est du boulot de vivre
pleinement
et les poisons de l’esprit
c’est eux le boulot
et je m’enfonce
je prends racine
alors je vole
fini les illusions
ma fille
ma belle petite fille
le monde à l’endroit.
le cœur meuble
au bon endroit
tout doux tout doux
ma fille
ma petite fille
je berce le monde dans mes bras.
je tourne les semis dans la véranda et deviens soleil.

militantE

militant.jpg

Il est beau

non, c’est vrai, il rayonne

il a quelque chose de vivant qui sort de son sourire de ses yeux de sa bouche

quand il ouvre sa bouche, ça rayonne

il dit des choses, y a son cœur dedans qui rayonne

il fait les choses, y a son cœur dedans qui rayonne

il est doux

il a les yeux sauvages

tu sais le regard direct et tendre

presque aussi tendre que ce regard à jamais gravé de cet indien croisé dans la forêt indonésienne avec ce sourire d’enfant conservé dans la poésie du conte

il a le regard profond qui déchire la surface de Deep qui vend son âme comme un parfum d’usine dans les halls d’aéroports

il sent la terre

il a les cheveux un peu longs emmêlés, une casquette qui prend la sueur ou une barbe qui dépasse de partout

et ses gros godillots de chantier ou chaussures de marche

et ses grosses vestes trouvées dans les zones de grat’ ou ailleurs

il est direct et doux

il a cette voix grave et posée

qui pose des mots doux qu’ont du sens

quand il parle avec sa barbe autour sous sa grosse veste dans ses gros godillots

il me regarde et me reconnaît

il me parle et prend soin

prend soin de moi comme une autre

quand il parle avec son regard sauvage il me reconnaît

il sait que je ne suis pas lui

il sait que je ne suis pas pour lui

il sait que je suis avec lui

on se reconnaît

on sait les deux qu’on n’existe que dans le lien

on marche dans la forêt ensemble

on marche côte à côte dans cette forêt qu’on défend

ensemble

on marche

je veux aller cueillir avec lui les mauves fleuries au pied des ruines du château de Mirebel

pour faire des tisanes

je veux marcher avec lui le long de l’Ain pour regarder la vitalité de la tendresse qui écume sur les cailloux moussus

il a un sacré accent

il a de la terre dans la bouche

il mâche la terre dans sa bouche

je mange la terre de sa bouche et lui donne ma salive à planter

il plante

il plante dans mon cœur la terre

j’ai la terre qui me pousse dedans

je rayonne

toute seule

ensemble

on marche

et le drapé de mousse sur les pierres de ce sol karstiques s’étale

et la lumière sous les feuillus  nous caresse les graines qui poussent dans nos cœurs

et nos cœurs de terre se plaisent à pousser

et nos cœurs de terre s’ouvrent meubles

et la tendresse nous coulent dedans

et nous sommes couleur miel de cette lumière de printemps sur l’écorce du foyard

je chante

toute seule

ensemble

on marche

dans la forêt qu’on défend

je suis un renard

ma queue fait onduler mon corps

mes pas de canidé font onduler ma queue

avec son chien

on ondule

avec l’Ain

on ondule

avec les plissements du terrain

on ondule

et mon cœur comme un renard joyeux

saute

traverse

creuse

grimpe

grogne

lèche l’amitié

on milite

on est sauvages

directes et doux les cheveux emmêlés ce sourire d’enfant conservé dans la poésie du conte la vitalité de la tendresse la terre dans la bouche

Coulée.

mila coulée

Mila
à 5 du mat depuis 10 ans remplit le vide des étagères de notre société pathogène.
Rayonnant.

elle secoue sa mèche sur le côté. et, ranger les choses de la vie.
Courante.
bien ranger. bien trier. presque par couleur.
Courante, la diarrhée. les choses de la vie chinoise et les packagings vides.
Rayonnant.
le packaging vide.

elle a la vie inter. au bord de la nationale. le marché. couvert de sa capote tôle ondulée.
le monde à la queue leu leu. bien rangé, bien trié.
Vibrant.
le passage à la caisse.

le vide. sur les étagères. dès 5 du mat.
secouer la mèche.

elle est sur le marché. des célibataires. avec enfants.
elle a un cul. un petit cul. de celle qui déprime de s’être fait plaquer. de celle qu’a perdu. de celle qu’a perdu 10 kg, plaquée au bord de la nace. de celle qui court en rond carré dans le parcours rayonné d’une vie coulée.

elle a un cul. un petit cul. c’est son allié préféré.
“J’ai pas froid aux yeux quand il s’agit de sexe”.
elle a pas froid au cul, tout le monde le sent, elle sent le cul qui suinte dans le jean collé et quand on a fini de faire tourner la raclette, dans son salon sans livre elle frotte son sexe contre sa barre de pole dance et comme la lampe du génie, elle raconte qui elle a baisé et qui elle va se faire. et dans l’odeur du fromage fondu, le bruit du lave-vaisselle, apparaissent dans la fumée des clopes sur clopes ses plans cul bien rangés, bien triés. presque par couleur.
Courante, la diarrhée. ce trou qui se creuse à vouloir se remplir du vide.

-Envoie lui un sms !
-Non, arrête.
-Hihihihi.

secouer la mèche sur le côté.

dans le village, on l’appelle la pouf.

c’est pas gentil.
elle est gentille.

elle parle beaucoup. et avec confidence. elle est gentille. c’est la bonne copine. elle parle beaucoup et dans l’affection clope sur clope. elle gentille et parle de ses problèmes et écoute les affections des autres clopes sur clopes. elle est gentille, secoue sa mèche et par soubresaut le stress dans tous ses muscles bloqués irradie la fumée.
elle est gentille, et sur le marché.

“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle est gentille
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle a un beau sourire
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle est triste
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle a un beau sourire triste qui attire la peine
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle donne envie
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
de la manipuler
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
comme une poupée
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde.”
elle raconte ses boires et ses déboires
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle se donne en pâture
“Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle donne tous les outils pour
« Mila, c’est pas mon genre, elle couche avec tout le monde. »
elle est gentille. super triste, super vide, comme un sexe sans fond qui pleure au lieu de mouiller, comme un sexe qui crie “je ne suis rien, remplissez-moi, les hommes, car je ne suis rien. je cours dans les rayons vides, avec des boîtes vides, je coule dans le vide, remplissez mon trou, je coule. qu’une bite sacrée comme la carte bleue fasse vibrer mon cul comme une caisse.”

Dans les rayons, bien ranger, bien trier, les bonnes manières de, secouer la mèche, frotter la barre, envoyer les sms aux plans cul, hihihihi. dans le vide. dans le trou. la diarrhée. Courante. dans les rayons. des barres de pole dance. bien rangés, bien triés, presque par couleurs, les sexes se frottent. dans le vide. coulée.

oui, parce qu’elle est gentille
elle est gentille
elle fait ce qu’on lui dit
“J’ai pas froid aux yeux quand il s’agit de sexe »
et dans ses yeux, on lit son sexe. et dans son sourire, le trou béant de son sexe. et dans son sourire triste, le trou néant de son sexe creusé par le vide
elle est gentille
elle fait ce qu’on lui dit
elle est gentille et ses yeux réchauffés des larmes de vie coulée agitent son sexe
pour le désir des autres
elle est gentille
dans les rayons de l’inter, l’industrie chinoise au cul, elle danse la pole en tête de gondole. elle est gentille
et secouer les packagings vides dans le sens de la mèche.

Oui, parce qu’elle est gentille
elle ferme ses yeux sur ses larmes de vie coulée et ouvre son sexe
et on entend son sexe crier comme un mauvais génie frotté trop fort contre la barre de pole
et on entend son sexe crier dans un son feutré incapable de résonner dans le vide des rayons
et on entend son sexe pleurer
et on ne vient pas l’essuyer
et on vient lui pisser
dessus elle
on vient
la manipuler
comme une poupée
lui faire mal
encore et encore
à elle qui ne dit jamais non
qui est si gentille
clope sur clope
cul sur cul
les yeux pas froids
réchauffés
les pleurs
qui agitent le cul
elle est super triste. elle est super nerveuse. elle est super gentille. elle est super dépendante. et elle se frotte contre la barre. et elle lâche pas la barre. mais elle tient pas la barre. et elle tient pas debout sans la barre. et elle pleure de tout son sexe contre la barre. et la barre tient les rayons. et à tous les rayons des barres. Rayonnant.

Mila, c’est bien ton genre car elle couche avec tout le monde.

Mila, c’est bien ton genre car elle astiquera toujours la barre dans la plus pure tradition esclavagiste.

Mila, c’est bien ton genre car tu ne cherches pas à faire mouiller les sexes mais à les faire pleurer.